• Fin de la grande escapade a Tripoli (L'Orient-Le Jour du 17 janvier 1975)

    Vendredi 17 janvier 1975 :

    La grande escapade est finie :

    I. Samadi, le dernier lieutenant de Kaddour, arrêté :

    L’affaire des hors-la-loi de Tripoli a trouvé hier son véritable épilogue. Le dernier fugitif de la bande d’Ahmed Kaddour, Ibrahim Samadi, a été arrêté le soir dans un immeuble du quartier de Kobbé. Il s’est rendu aux forces de l’ordre sans opposer de résistance.

    Au major Albert Samaha, qui se trouvait à la tête des agents de la Brigade 18 qui ont opéré l’arrestation, Samadi devait demander une faveur : revoir sa femme et ses enfants (sa fille aînée a 5 ans) avant de se retrouver en prison. La scène d’adieu a été si touchante que tout le monde, du hors-la-loi au major Samaha, en a eu les larmes aux yeux. Les journalistes présents attestent même que l’officier a glissé 3 grands billets de banque dans la poche du fils de Samadi, un garçonnet de 3 ans.

    Le hors-la-loi a été ensuite déféré devant le juge d’instruction qui a immédiatement entamé son interrogatoire.

    Dans les milieux de l’enquête on aurait appris qu’Ahmed Kaddour et ses lieutenants envisageaient de s’emparer d’une barque de pêche pour gagner les côtes israéliennes. Ceci expliquerait le fait, indique-t-on, que le président de la République des hors-la-loi et ses hommes étaient retournés à Tripoli. Le plan de Kaddour consistait à entrer en contact à la faveur de la nuit avec des pêcheurs tripolitains pour la location d’une embarcation légère.

    D’un autre côté, les responsables de l’ordre ont fait paraître hier le communiqué suivant : « Contrairement à ce qui a été reproduit dans la presse, et après vérification auprès du Parquet général militaire en la personne de M. Assaad Germanos, il apparaît que le lieutenant Jean Kassouf a été blessé, mercredi 15 janvier, au cours de l’échange des coups de feu entre les forces de l’ordre et les hors-la-loi, et non d’une balle perdue au cours d’un baroud d’honneur qui, d’ailleurs, ne s’est pas produit ».

    Quant au lieutenant Kassouf, les médecins qui le soignent considéraient hier que sa vie était hors de danger.


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