• Mardi 25 février 1975 :

    Des armes déjà acquises :

    Rachid Solh a annoncé au cours de son intervention que plusieurs Etats arabes ont acheté pour le Liban des armes et des équipements conformément aux résolutions du Conseil Arabe de Défense.

    Solh s’est refusé cependant à préciser quelle était la nature des armes qui avaient été acquises.


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  •  Vendredi 21 février 1975 :

    C’est devenu une habitude :

    Affrontements Kataeb-Gauche dans les écoles publiques de Chiyah, Hadeth et Furn el-Chebback :

    Le pacte d’honneur réprouvant l’usage de la violence sur les campus universitaires et les écoles signé il y a 3 jours par toutes les formations estudiantines de droite et de gauche sous l’égide du comité exécutif de l’UNEUL a été violé une nouvelle fois hier.

    Des incidents ont opposé en effet, dans les 3 écoles publiques secondaires de Furn el-Chebback, de Chiyah et de Hadeth, des Kataeb à des élèves de gauche.

    Plusieurs élèves des 2 camps ont été atteints de contusions diverses, notamment Selim Mekmie et Walid Haddad, de l’école secondaire de Furn el-Chebback.

    Le conflit avait éclaté à la suite de la décision des amicales des deux établissements de lancer un mouvement de grève « afin de protester contre les agressions dont ont fait l’objet des étudiants Kataeb à la Faculté des Sciences mercredi ».

    Les élèves de gauche ont refusé de se plier à l’ordre de grève et c’est alors que les affrontements ont commencé. Le comité exécutif de l’UNEUL est aussitôt intervenu pour rétablir le calme.

    On sait que, dans la journée de mercredi, des incidents ont éclaté à la Faculté des Sciences de l’UL à Choueifate lorsque des éléments étrangers à l’Université ont tente d’empêcher des étudiants du groupe « Kifah-Talaba » (pro-Baath) d’accrocher des pancartes sur les panneaux réservés aux étudiants. Une bagarre s’est ensuivie au cours de laquelle 4 Kataeb ont été blessés. Un individu, Habib Habib, a alors dégainé un revolver et il a ouvert le feu sur les partisans de « Kifah-Talaba » mais sans atteindre personne. Le tireur ainsi qu’un autre élément armé devait être appréhendés par les agents des FSI dépêchés sur les lieux. La semaine dernière des affrontements sanglants avaient opposé à l’USJ et à l’UL Kataeb et PPS.

    Hier, par ailleurs, le Mouvement de l’Eveil –Front de la Jeunesse Libanaise (Khalife) devait publier un communiqué dénonçant les atteintes portées à la démocratie sur les campus.

    En soirée, le Comité exécutif de l’UNEUL a distribué un communiqué dans lequel il annonce que la journée a été calme sur les campus de toutes les universités et que des membres du comité ont effectué des contacts avec toutes les parties qui avaient signé le pacte d’honneur. L’UNEUL a fait également savoir que ses délégués veilleront au respect de ce pacte.

    En soirée également les comités d’action OACL et UJD-PCL ont dénoncé, dans des communiqués, « les agressions perpétrées par les milices phalangistes contre les élèves des écoles secondaires de Furn el-Chebback, de Chiyah et de Hadeth.


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  • Lundi 17 février 1975 :

    Après les affrontements Kataeb-PPS :

    UL : découverte d’une bombe à Choueifate :

    Un chauffeur de bus a découvert hier à l’entrée de la Faculté des Sciences de l’UL, à Choueifate, un boisseau de trois bâtons de dynamite. Alertés, les responsables ont dépêché sur les lieux un expert qui a examiné la charge explosive et qui a indiqué qu’elle avait été placée par un amateur : il n’y avait pas de détonateur et le cordon Pickford, après avoir brûlé sur quelques centimètres, s’était éteint. Même si l’étincelle avait atteint la poudre, il n’y aurait pas eu d’explosion, mais une sorte de feu d’artifice gigantesque.

    L’enquête pour identifier les coupables est en cours. Cette tentative d’attentat serait en rapport avec les récents affrontements entre étudiants Kataeb et du PPS, affrontements dont le dernier s’était produit samedi dernier à la Faculté des Sciences, justement.


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  • Samedi 8 février 1975 :

    Répondant à l’ancien chef du gouvernement qui avait pris à partie le Chef de l’Etat et les responsables :

    Le Sérail et l’Armée ouvrent le feu sur Saeb Salam :

    Le président du Conseil et le commandement de l’Armée ont entrepris hier de répondre à Saeb Salam qui avait la veille pris à partie le Chef de l’Etat et les responsables.

    Dans un communiqué distribué en soirée à la presse, le commandement de l’Armée commence par indiquer que « l’Armée s’est toujours opposée à l’ennemi à chaque fois qu’il a violé la frontière avec tous les moyens dont elle dispose ». Le communiqué s’élève ensuite contre ceux qui « cherchent, depuis un certain temps, à déconsidérer l’Armée en portant contre elle des accusations mensongères, notamment en ce qui concerne la loi sur les 200 millions de LL ».

    A ce sujet, le communiqué précise : « Au début du sexennat actuel, le pouvoir politique, soucieux de moderniser l’Armée, a demandé au commandement d’élaborer un plan dont le coût ne dépasserait pas 200 millions de LL. Le commandement a alors paré au plus pressé et réclamé le remplacement de l’équipement désuet et plus que nécessaire des soldats. Ces 200 millions constituaient alors une partie d’un plan d’ensemble comprenant la défense civile, économique, psychologique et informationnelle… ainsi que le service du drapeau ».

    Le communiqué insiste sur le fait que ces 200 millions ne constituaient « qu’une étape du plan d’armement qui n’a pas encore été exécuté ».

    En conclusion, le commandement de l’Armée indique qu’il est « seul juge pour décider de l’importance des effectifs à placer le long de la frontière ».

    L’affaire des Crotale :

    Pour sa part, le président Solh a violemment attaqué Saeb Salam sans le nommer, insistant notamment sur le fait que Salam « est responsable de l’annulation de l’achat de fusées sol-air Crotale, privant ainsi le Liban d’une arme défensive des plus nécessaires à sa sécurité ».

    « Comment après cela, cette personnalité politique se permet de parler de la défense du Liban, d’autant plus qu’elle n’a pas songé à remplacer les Crotale par un autre type d’armes », ajoute le chef du gouvernement qui indique que le Liban jouit à l’heure actuelle d’un crédit sur le plan arabe qu’il n’avait pas du temps où Salam était Président du Conseil.

    Pour terminer, Solh a démenti les nouvelles publiées par la presse au sujet de l’aide arabe accordée au Liban par le Conseil de Défense : « Le ministre de la Défense arrivé à Beyrouth et le ministre des AE qui vient de me contacter du Caire m’ont affirmé que les chiffres publiés étaient faux et ne correspondaient pas à la réalité. En fait, nos frères arabes ont fait part de leur désir de nous venir en aide dans tous les domaines et principalement dans les domaines financier, de développement et militaire, et les entretiens nécessaires à fixer les détails relatifs à ces sujets se poursuivent entre le Liban et les pays concernes ».


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  • Vendredi 7 février 1975 :

    Par décision du Conseil de Défense, l’aide arabe au Liban :

    90 millions de dollars (62 en matériel militaire et 28 pour la reconstruction des villages du Sud) :

    Le Conseil Arabe de Défense a clôturé hier, à midi, ses travaux par l’adoption d’un communiqué annonçant son acceptation, à l’unanimité de ses membres, des demandes du Liban en vue de faire face aux agressions israéliennes contre le Sud.

    De source diplomatique, que cite l’UPI, on précise que le Conseil a décidé l’octroi au Liban d’une aide de 90 millions de dollars ainsi repartie : 62 millions en matériel militaire et 28 pour la reconstruction des villages du Sud détruits par les israéliens.

    L’assistance militaire serait fournie par la Libye, la Syrie, l’Egypte, l’Algérie et le Maroc. Quant à l’assistance financière, réalisable dans l’immédiat, elle serait supportée par l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Irak, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.

    A Tripoli (Libye) on annonce que le Conseil de Défense a approuvé, lors de sa séance de clôture, le projet libyen « à objectifs limités visant à reconstruire et à renforcer les villages du Sud ».

    Selon Tripoli, les ministres arabes des AE et de la Défense ont demandé au gouvernement libanais d’adopter le projet et d’entreprendre des contacts avec les Etats arabes pour assurer l’aide nécessaire.

    Par ailleurs, il semble que la proposition de Damas de faire stationner des forces syriennes à la frontière libanaise n’ait pas été retenue. D’ailleurs, fait-on remarquer, Beyrouth a toujours préféré obtenir des armes des pays arabes plutôt que le stationnement de troupes arabes sur le territoire libanais, car une telle présence aux frontières libano-israéliennes pourrait donner un prétexte à Tel-Aviv pour attaquer le Liban.

    C’est pourquoi, pense-t-on, le Conseil Arabe de Défense, accédant à la demande du Liban, a décidé de fournir des armements défensifs à ce pays. Cependant, il n’est pas exclu que les pays arabes, dont la Syrie notamment, interviennent aux côtés du Liban en cas d’une attaque israélienne de grande envergure contre le territoire libanais. Mais pour cela, fait-on remarquer, il faudrait que le Liban en fasse la demande.

    Le communiqué du Conseil :

    A l’issue de la réunion, le Conseil a publié un communiqué duquel il ressort notamment que les participants aux assises du Caire dénoncent avec véhémence les agressions répétées d’Israël contre le Liban Sud. Ces agressions, qui sont principalement dirigées, constate le Conseil de Défense, contre les agglomérations urbaines et les régions habitées, frappant indistinctement vieux, femmes et enfants, ainsi que les camps de refugiés palestiniens, visent en fait à assouvir les appétits expansionnistes de l’Etat hébreu. Cette situation, poursuit le communiqué, impose à l’ensemble des Etats arabes l’adoption d’une politique de solidarité active avec le Liban, politique qui doit se traduire par la défense des frontières du Liban, la sauvegarde de sa souveraineté nationale et l’appui au Liban dans sa résistance à l’agression ennemie.

    Le Conseil de Défense invite par ailleurs « l’opinion publique internationale et les peuples épris de paix à assumer leur responsabilité dans la dénonciation de la sauvagerie israélienne et la coopération pour faire face aux attaques israéliennes.


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