Liste des KaZeo
Top 100
Rechercher
Communauté
S'inscrire
Dimanche 5 Juillet 2009, St Florent
Mises à jour
 

Samedi 1er mars 1975 :

Après les troubles consécutifs aux événements de Saida, normalisation aujourd’hui :

Barricades et désordres hier matin à Beyrouth et en province, mais retour au calme l’après-midi :

Le Conseil des ministres donne un congé forcé à Henri Lahoud, mohafez du Liban Sud :

La situation devrait se normaliser aujourd’hui à Beyrouth et en province après les troubles survenus ces derniers jours. La Gauche, satisfaite par les décisions du Conseil des ministres, n’a lancé aucun mot d’ordre de grève ou de manifestation. Aussi, à moins que des individus ou des groupes isolés ne commettent de nouveaux actes de violence, le calme ne devrait pas être troublé.

Hier, pour la 3e journée consécutive, le Liban a été le théâtre de désordres. Ils sont la conséquence de la répression sanglante de la manifestation organisée par les marins-pêcheurs de Saida en signe de protestation contre l’octroi à la société Protéine d’une licence d’exploitation de la faune marine. Au cours des troubles qui avaient marqué cette marche, un sous-officier de l’armée (Mohammed Moussaoui) et un palestinien avaient été tués, tandis que l’ancien député de Saida, Maarouf Saad, et 5 autres personnes avaient été blessées. La nouvelle faisant état de blessures (très graves) de Saad avait mis le feu aux poudres.

Après l’appel à la grève générale à Beyrouth, Tripoli et Saida, lancée par la Gauche pour vendredi, la journée avait mal commencé et les troubles survenus le matin laissaient craindre une détérioration rapide de la situation. C’est qu’à Beyrouth, des barricades avaient été dressées aux entrées de la capitale et dans les quartiers Ouest, tandis qu’à Saida et à Tyr la fermeture des souks était quasi-totale, que des éléments armés circulaient dans les rues et que des explosions se faisaient entendre en divers points de la ville et enfin, qu’à Tripoli, deux manifestations se déroulaient et que les marins-pêcheurs continuaient de bloquer le port, pour la 2e journée consécutive.

Mais l’escalade redoutée ne s’est plus produite. D’une part, le Conseil des ministres, réuni à titre extraordinaire, a donné satisfaction aux partis de Gauche en décidant de mettre en congé administratif M. Henri Lahoud, mohafez du Liban Sud, et de saisir la Cour de Justice des incidents de Saida, d’autre part, l’Etat a évité toute mesure susceptible de jeter de l’huile sur le feu ; enfin, l’amélioration de l’état de santé de Saad a contribué à calmer les esprits, que de fausses rumeurs avaient surexcité plutôt.

La manifestation de l’après-midi :

Apres les actes de défoulement auxquels on avait assisté le matin, la grande manifestation organisée l’après-midi par la Gauche s’est déroulée dans le calme et l’ordre.

Outre les partis progressistes, le Mouvement des Déshérites de l’Imam Moussa Sadr a participé à la manifestation, qui devait, dès le début, se scinder en deux groupes distincts totalisant environ 7000 personnes.

Dans le premier groupement on retrouvait les deux Baath syrien et irakien, le PPS, les partisans de Sadr et le FNE. Le deuxième groupe était forme du PCL, de l’OACL, du parti arabe socialiste du travail et des Nassériens. Entre les deux le PSP, l’emblème du parti en tête, a tenu, pour la première fois, à faire bande à part.

C’est à partir de 15h30 que les manifestants ont commencé à se rassembler Place du 23 Avril (Barbir). La manifestation s’est ébranlée à 16h30. Aucun agent de l’ordre n’est en vue. Il en sera de même tout au long de la manifestation. Cependant, dans les milieux des partis progressistes, on soutient que plusieurs agents de la Sûreté en civil s’étaient mêlés aux manifestants.

De la Place du 23 Avril, la manifestation a suivi l’itinéraire suivant :

Mazraa, Basta Fawka, Basta Tahta, Bachoura, Place Riad Solh, Maarad, Place de l’Etoile.

Tragedie au Liban-Sud (28 fevrier 1975)

Samedi 04 Juillet 2009 à 22:54

Publié par Joe83 dans Historique de l'armee libanaise

Vendredi 28 février 1975 :

Tragédie à Kfar-Remmane :

Un sous-officier tue deux villageois et blesse un troisième :

Un sous-officier de l’armée, Geries Khalil Massaad (29 ans, originaire de Hala-Rayack), a tué, hier, deux villageois de Kfar-Remmane et a blessé grièvement un troisième habitant de la localité.

Les trois villageois seraient affiliés à un parti progressiste. Plusieurs versions relatives à l’affaire ont été diffusées.

Selon le communiqué officiel, le meurtrier a été pris d’une violente crise nerveuse, à la suite de laquelle il a accompli son double crime.

Le militaire a quitté à 2h30 du matin dans la nuit de mercredi à jeudi la caserne de Nabatiyeh et il s’est dirigé vers Kfar-Remmane. Selon les villageois, il a frappé à la porte d’Hussein Ali Ghabriche (40 ans) en le sommant d’ouvrir, mais il n’a pas attendu et a tiré une rafale de balles à travers la cloison. Ghabriche a été grièvement atteint. Aussitôt, les voisins se sont précipités sur les lieux et Massaad a pris la fuite pour se cacher à proximité de la maison du blessé. Quelques instants plus tard, un convoi transportant le blessé à Nabatiyeh a traversé le lieu où il se trouvait. Massaad a ouvert le feu alors sur un véhicule où avaient pris place Selim Ali Abou-Zeid (30 ans) et Hassan Ahmed Chakroun (18 ans), les tuant net.

Le communiqué officiel publié hier fait état de ce qui suit :

« A 2h30 du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, le soldat Geries Khalil Massaad (ancien élève sous-officier) du corps du génie, a quitté la caserne, sous le coup d’une crise nerveuse aigue, pour le village de Kfar-Remmane, caza de Nabatiyeh. Il a frappé à la porte de la première maison qui s’est trouvée sur son chemin. Après que la porte lui fut ouverte, il devait tirer, à l’aide de son fusil de type M16, sur Hussein Ali Ghabriche qu’il a blessé.

Poursuivant son chemin, il devait rencontrer Selim Ali Abou-Zeid qui conduisait sa voiture à bord de laquelle se trouvait également Hassan Ahmed Chakroun. Il a ouvert le feu sur les deux personnes, les tuant net. Sur le chemin du retour à la caserne, il a été arrêté devant le Sérail de Nabatiyeh, alors qu’il était nu-tête et pieds nus. Il fut remis à la PM de la région de Nabatiyeh qui a entrepris d’enquêter sur l’affaire.

Il est apparu que le soldat ne connaissait aucune de ses victimes. Le commandement de l’armée déplore l’incident et annonce que toutes les dispositions juridiques seront prises à l’encontre du criminel ».

Signalons que l’enquête a été prise en charge par le procureur général militaire, Elias Assaf, qui a ordonné la mise aux arrêts de Massaad.

Vendredi 28 février 1975 :

Poussée de fièvre après les incidents du Liban Sud :

Appel à la grève aujourd’hui à Beyrouth, Saida et Tripoli :

Manifestation cet après-midi dans la capitale :

Conseil des ministres extraordinaire ce matin :

Les incidents sanglants qui se sont produits mercredi à Saida et au cours desquels l’ancien député de la ville, Maarouf Saad, a été grièvement blessé ont entrainé une vague de protestations dans l’ensemble du pays. Aujourd’hui, un appel à la grève générale a été lancé par les partis et forces progressistes auxquels se sont jointes au Sud les fédérations syndicales. A Saida et Tripoli, des manifestations seront organisées après les prières du vendredi. Mais la manifestation principale aura lieu à 16h30 à Beyrouth. Le cortège sera formé Place du 23 Avril, à Mazraa.

Sur le plan officiel, le Conseil des ministres a été convoqué à se réunir en séance extraordinaire ce matin à 9h afin d’examiner la situation. Selon certaines sources, l’affaire pourrait être déférée devant la Cour de Justice.

La journée d’hier :

La journée d’hier a été marquée par une grève générale à Saida et Tripoli. Dans cette dernière ville, les routes ont été bloquées par les manifestants, cependant que les pêcheurs, alignant leurs embarcations à l’entrée du port, interdisant l’accès de celui-ci aux bateaux. A Saida, où tout était formé, un important meeting s’est déroulé. Dans la capitale enfin, le mouvement de protestation s’est surtout manifesté hier sur le front estudiantin.

Sur le plan politique, les tragiques événements du Liban Sud ont abouti comme prévu au torpillage de la réunion parlementaire qui aurait dû se tenir le soir. Réunis à midi, les leaders de l’axe tripartite avaient pourtant décidé de se rendre à l’Etoile dans l’espoir de faire échec à la dérobade de l’Exécutif. Les trois ont en outre proclamé leur soutien à la grève et le soir, Raymond Eddé a même invité Rachid Solh à rentrer chez lui pour avoir failli à sa tâche et perdu la confiance des libanais.

Au Sérail d’ailleurs, on n’a qu’une préoccupation : apaiser les esprits et éviter l’embrasement. Dans cette perspective, les promesses d’enquête pleuvent et les explications abondent, plus ou moins convaincantes.

En même temps, on s’emploie à trouver quelque bouc émissaire à jeter en pâture a l’opinion. On aurait pensé pour cela à l’administrateur du Liban Sud, au commandant militaire de la région de Saida et en dernier ressort à la société « Protéine ». Sans prendre de décision pour autant.

Hier également, les obsèques du caporal Ahmed Moussaoui tué au cours des incidents de mercredi se sont déroulées au village natal de la victime, Nabi Chaath (caza de Baalbek).

Jeudi 27 février 1975 :

Troubles sanglants à Saida :

Maarouf Saad atteint de deux balles :

Au cours d’un affrontement entre des manifestants et les forces de l’ordre :

Un militaire tué, deux autres blessés :

Maarouf Saad, ancien député, a été blessé de deux balles à l’abdomen hier matin au cours d’un grave affrontement qui a opposé à Saida les forces de l’ordre à des manifestants qui protestaient, en faveur des pêcheurs, contre l’octroi d’une concession d’exploitation de la faune marine à la société « Protéine ». La fusillade, qui a duré jusqu’en début d’après-midi, a fait un tué –un sous-officier de l’armée –ainsi qu’un blessé grave, un autre militaire, et deux blessés légers.

Les versions quant à la chronologie des faits et au partage des responsabilités diffèrent sensiblement. Les partis progressistes ont publié un communiqué dénonçant « le sanglant complot tramé contre les forces populaires et les légitimes revendications des classes déshéritées… Complot dont font partie les répressions contre les planteurs de tabac, les étudiants et les ouvriers de Ghandour ». Ils ont lancé un appel pour la grève générale illimitée jusqu’au retrait de l’armée et à la « condamnation des agresseurs de M. Saad ». Un comité a été formé et il a été reçu en soirée par le président du Conseil et ministre de l’Intérieur, Rachid Solh, duquel il a exigé le transfert du mohafez du Liban Sud, Henri Lahoud, ainsi que celui du commandant de la région militaire, le colonel Ahmad Zakka.

Le comité a tenu ensuite une conférence de presse au siège du PSP de Kamal Joumblatt.

Bahaeddine Bsat, qui a pris la parole, a mis l’accent sur les points suivants :

-La manifestation s’était déroulée pacifiquement et toutes les fractions de Saida y avaient pris part.

-C’est l’armée qui a ouvert le feu.

-Il a été tiré non sur les manifestants, mais sur Maarouf Saad uniquement. Il s’agit donc d’une tentative d’assassinat en bonne et due forme.

Mardi 25 février 1975 :

Des armes déjà acquises :

Rachid Solh a annoncé au cours de son intervention que plusieurs Etats arabes ont acheté pour le Liban des armes et des équipements conformément aux résolutions du Conseil Arabe de Défense.

Solh s’est refusé cependant à préciser quelle était la nature des armes qui avaient été acquises.

 Vendredi 21 février 1975 :

C’est devenu une habitude :

Affrontements Kataeb-Gauche dans les écoles publiques de Chiyah, Hadeth et Furn el-Chebback :

Le pacte d’honneur réprouvant l’usage de la violence sur les campus universitaires et les écoles signé il y a 3 jours par toutes les formations estudiantines de droite et de gauche sous l’égide du comité exécutif de l’UNEUL a été violé une nouvelle fois hier.

Des incidents ont opposé en effet, dans les 3 écoles publiques secondaires de Furn el-Chebback, de Chiyah et de Hadeth, des Kataeb à des élèves de gauche.

Plusieurs élèves des 2 camps ont été atteints de contusions diverses, notamment Selim Mekmie et Walid Haddad, de l’école secondaire de Furn el-Chebback.

Le conflit avait éclaté à la suite de la décision des amicales des deux établissements de lancer un mouvement de grève « afin de protester contre les agressions dont ont fait l’objet des étudiants Kataeb à la Faculté des Sciences mercredi ».

Les élèves de gauche ont refusé de se plier à l’ordre de grève et c’est alors que les affrontements ont commencé. Le comité exécutif de l’UNEUL est aussitôt intervenu pour rétablir le calme.

On sait que, dans la journée de mercredi, des incidents ont éclaté à la Faculté des Sciences de l’UL à Choueifate lorsque des éléments étrangers à l’Université ont tente d’empêcher des étudiants du groupe « Kifah-Talaba » (pro-Baath) d’accrocher des pancartes sur les panneaux réservés aux étudiants. Une bagarre s’est ensuivie au cours de laquelle 4 Kataeb ont été blessés. Un individu, Habib Habib, a alors dégainé un revolver et il a ouvert le feu sur les partisans de « Kifah-Talaba » mais sans atteindre personne. Le tireur ainsi qu’un autre élément armé devait être appréhendés par les agents des FSI dépêchés sur les lieux. La semaine dernière des affrontements sanglants avaient opposé à l’USJ et à l’UL Kataeb et PPS.

Hier, par ailleurs, le Mouvement de l’Eveil –Front de la Jeunesse Libanaise (Khalife) devait publier un communiqué dénonçant les atteintes portées à la démocratie sur les campus.

En soirée, le Comité exécutif de l’UNEUL a distribué un communiqué dans lequel il annonce que la journée a été calme sur les campus de toutes les universités et que des membres du comité ont effectué des contacts avec toutes les parties qui avaient signé le pacte d’honneur. L’UNEUL a fait également savoir que ses délégués veilleront au respect de ce pacte.

En soirée également les comités d’action OACL et UJD-PCL ont dénoncé, dans des communiqués, « les agressions perpétrées par les milices phalangistes contre les élèves des écoles secondaires de Furn el-Chebback, de Chiyah et de Hadeth.

Lundi 17 février 1975 :

Après les affrontements Kataeb-PPS :

UL : découverte d’une bombe à Choueifate :

Un chauffeur de bus a découvert hier à l’entrée de la Faculté des Sciences de l’UL, à Choueifate, un boisseau de trois bâtons de dynamite. Alertés, les responsables ont dépêché sur les lieux un expert qui a examiné la charge explosive et qui a indiqué qu’elle avait été placée par un amateur : il n’y avait pas de détonateur et le cordon Pickford, après avoir brûlé sur quelques centimètres, s’était éteint. Même si l’étincelle avait atteint la poudre, il n’y aurait pas eu d’explosion, mais une sorte de feu d’artifice gigantesque.

L’enquête pour identifier les coupables est en cours. Cette tentative d’attentat serait en rapport avec les récents affrontements entre étudiants Kataeb et du PPS, affrontements dont le dernier s’était produit samedi dernier à la Faculté des Sciences, justement.

Samedi 8 février 1975 :

Répondant à l’ancien chef du gouvernement qui avait pris à partie le Chef de l’Etat et les responsables :

Le Sérail et l’Armée ouvrent le feu sur Saeb Salam :

Le président du Conseil et le commandement de l’Armée ont entrepris hier de répondre à Saeb Salam qui avait la veille pris à partie le Chef de l’Etat et les responsables.

Dans un communiqué distribué en soirée à la presse, le commandement de l’Armée commence par indiquer que « l’Armée s’est toujours opposée à l’ennemi à chaque fois qu’il a violé la frontière avec tous les moyens dont elle dispose ». Le communiqué s’élève ensuite contre ceux qui « cherchent, depuis un certain temps, à déconsidérer l’Armée en portant contre elle des accusations mensongères, notamment en ce qui concerne la loi sur les 200 millions de LL ».

A ce sujet, le communiqué précise : « Au début du sexennat actuel, le pouvoir politique, soucieux de moderniser l’Armée, a demandé au commandement d’élaborer un plan dont le coût ne dépasserait pas 200 millions de LL. Le commandement a alors paré au plus pressé et réclamé le remplacement de l’équipement désuet et plus que nécessaire des soldats. Ces 200 millions constituaient alors une partie d’un plan d’ensemble comprenant la défense civile, économique, psychologique et informationnelle… ainsi que le service du drapeau ».

Le communiqué insiste sur le fait que ces 200 millions ne constituaient « qu’une étape du plan d’armement qui n’a pas encore été exécuté ».

En conclusion, le commandement de l’Armée indique qu’il est « seul juge pour décider de l’importance des effectifs à placer le long de la frontière ».

L’affaire des Crotale :

Pour sa part, le président Solh a violemment attaqué Saeb Salam sans le nommer, insistant notamment sur le fait que Salam « est responsable de l’annulation de l’achat de fusées sol-air Crotale, privant ainsi le Liban d’une arme défensive des plus nécessaires à sa sécurité ».

« Comment après cela, cette personnalité politique se permet de parler de la défense du Liban, d’autant plus qu’elle n’a pas songé à remplacer les Crotale par un autre type d’armes », ajoute le chef du gouvernement qui indique que le Liban jouit à l’heure actuelle d’un crédit sur le plan arabe qu’il n’avait pas du temps où Salam était Président du Conseil.

Pour terminer, Solh a démenti les nouvelles publiées par la presse au sujet de l’aide arabe accordée au Liban par le Conseil de Défense : « Le ministre de la Défense arrivé à Beyrouth et le ministre des AE qui vient de me contacter du Caire m’ont affirmé que les chiffres publiés étaient faux et ne correspondaient pas à la réalité. En fait, nos frères arabes ont fait part de leur désir de nous venir en aide dans tous les domaines et principalement dans les domaines financier, de développement et militaire, et les entretiens nécessaires à fixer les détails relatifs à ces sujets se poursuivent entre le Liban et les pays concernes ».

Vendredi 7 février 1975 :

Par décision du Conseil de Défense, l’aide arabe au Liban :

90 millions de dollars (62 en matériel militaire et 28 pour la reconstruction des villages du Sud) :

Le Conseil Arabe de Défense a clôturé hier, à midi, ses travaux par l’adoption d’un communiqué annonçant son acceptation, à l’unanimité de ses membres, des demandes du Liban en vue de faire face aux agressions israéliennes contre le Sud.

De source diplomatique, que cite l’UPI, on précise que le Conseil a décidé l’octroi au Liban d’une aide de 90 millions de dollars ainsi repartie : 62 millions en matériel militaire et 28 pour la reconstruction des villages du Sud détruits par les israéliens.

L’assistance militaire serait fournie par la Libye, la Syrie, l’Egypte, l’Algérie et le Maroc. Quant à l’assistance financière, réalisable dans l’immédiat, elle serait supportée par l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Irak, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.

A Tripoli (Libye) on annonce que le Conseil de Défense a approuvé, lors de sa séance de clôture, le projet libyen « à objectifs limités visant à reconstruire et à renforcer les villages du Sud ».

Selon Tripoli, les ministres arabes des AE et de la Défense ont demandé au gouvernement libanais d’adopter le projet et d’entreprendre des contacts avec les Etats arabes pour assurer l’aide nécessaire.

Par ailleurs, il semble que la proposition de Damas de faire stationner des forces syriennes à la frontière libanaise n’ait pas été retenue. D’ailleurs, fait-on remarquer, Beyrouth a toujours préféré obtenir des armes des pays arabes plutôt que le stationnement de troupes arabes sur le territoire libanais, car une telle présence aux frontières libano-israéliennes pourrait donner un prétexte à Tel-Aviv pour attaquer le Liban.

C’est pourquoi, pense-t-on, le Conseil Arabe de Défense, accédant à la demande du Liban, a décidé de fournir des armements défensifs à ce pays. Cependant, il n’est pas exclu que les pays arabes, dont la Syrie notamment, interviennent aux côtés du Liban en cas d’une attaque israélienne de grande envergure contre le territoire libanais. Mais pour cela, fait-on remarquer, il faudrait que le Liban en fasse la demande.

Le communiqué du Conseil :

A l’issue de la réunion, le Conseil a publié un communiqué duquel il ressort notamment que les participants aux assises du Caire dénoncent avec véhémence les agressions répétées d’Israël contre le Liban Sud. Ces agressions, qui sont principalement dirigées, constate le Conseil de Défense, contre les agglomérations urbaines et les régions habitées, frappant indistinctement vieux, femmes et enfants, ainsi que les camps de refugiés palestiniens, visent en fait à assouvir les appétits expansionnistes de l’Etat hébreu. Cette situation, poursuit le communiqué, impose à l’ensemble des Etats arabes l’adoption d’une politique de solidarité active avec le Liban, politique qui doit se traduire par la défense des frontières du Liban, la sauvegarde de sa souveraineté nationale et l’appui au Liban dans sa résistance à l’agression ennemie.

Le Conseil de Défense invite par ailleurs « l’opinion publique internationale et les peuples épris de paix à assumer leur responsabilité dans la dénonciation de la sauvagerie israélienne et la coopération pour faire face aux attaques israéliennes.

Samedi 1er février 1975 :

Israël restitue 11 libanais enlevés :

L’ennemi israélien a libéré hier 11 villageois du Sud qu’il avait enlevés au cours des deux derniers mois à la suite d’agressions contre les villages de Boustan, Majdel-Zoun, Aitaroun, Yarine et Kfarhamam. Les 11 villageois, Ali Hussein Daoud, Aref Selman, Ali Fayad, Ahmed Ibrahim Zein, Bahige Toba, Habib Toba, Hassan Faour, Nayef Gharib, Mohammed Kassem, Mohammed Ramadan et Antoine Hatoum, ont été restitués à Nakoura par l’intermédiaire de la commission d’armistice.

Les 11 rescapés des prisons israéliennes ont été conduits à la caserne « Benoit Barakat » où ils ont fait aux enquêteurs militaires le récit de leur capture et de leur détention. Ils ont pu ensuite rejoindre leurs familles.

Mes Activités sur KaZeo
Joe83 a écrit un nouvel article : Barricades a Beyrouth (L'Orient-Le Jour du 1er mars 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 23:08
Joe83 a écrit un nouvel article : Tragedie au Liban-Sud (28 fevrier 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 22:54
Joe83 a écrit un nouvel article : Manifs a Beyrouth (L'Orient-Le Jour du 28 fevrier 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 22:48
Joe83 a écrit un nouvel article : Affrontements a Saida (L'Orient-Le Jour du 27 fevrier 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 22:41
Joe83 a écrit un nouvel article : Des armes acquises (L'Orient-Le Jour du 25 fevrier 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 22:37
Joe83 a écrit un nouvel article : Affrontements politiques dans les ecoles (L'Orient-Le Jour du...
Le 04 Juillet 2009 à 22:16
Joe83 a écrit un nouvel article : Bombe a l'Universite Libanaise (L'Orient-Le Jour du 17 fevri...
Le 04 Juillet 2009 à 22:06
Joe83 a écrit un nouvel article : Problemes d'armement (L'Orient-Le Jour du 8 fevrier 1975)
Le 04 Juillet 2009 à 22:00
Joe83 a écrit un nouvel article : Aide arabe pour l'armee libanaise (L'Orient-Le Jour du 7 fev...
Le 04 Juillet 2009 à 21:54
Joe83 a écrit un nouvel article : Israel restitue 11 prisonniers enleves (L'Orient-Le Jour du 1...
Le 04 Juillet 2009 à 21:40
 
 
 
Diaporama
Ami(e)s sur KaZeo
Mes statistiques
  • 1 connecté(s)
    6 commentaires
    Total de 3008 visiteurs
    Depuis le 04/06/2008
    Mise à jour le 04/07/2009
Horloge
Fond musical
Kazados TV
  • Kazados TV